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100 km de Belvès : Un titre de plus pour Régis LACOMBE

rgis lacombeEn côtoyant régulièrement des coureurs de haut niveau, on se rend compte que la plus grande difficulté est de rester à haut niveau ou d’y revenir après une période d’arrêt ou de blessure.

Naturellement, la volonté, la constance, et la méthode d’entrainement sont déterminants, mais la préparation nutritionnelle est tout aussi incontournable. Il s’agit aussi d’organiser sa saison en laissant à l’organisme la possibilité de se reposer surtout après les épreuves d’ultra-endurance.

Régis nous apprend encore beaucoup de choses dans cette expérience. Après son beau résultat de 2010 à Millau, il semblait vouloir tirer un trait sur les 100 bornes. Simplement parce qu’il n’en avait pas envie.

Il voulait retourner à des amours plus classiques, semi-marathon, marathon, 10 000 m qu’il a pu courir à un niveau plus que respectable à l’âge ou beaucoup de coureurs arrêtent fatigués, démotivés, ou pire encore… blessés.
Il y a quelques mois, quand nous avons voulu préparer ce nouvel objectif des 100 km de Belvès, il a fallu revenir sur les expériences passées, analyser les habitudes d’alimentation en course, en préparation, autour des entrainements, faire des tests, car tout est tellement personnel… Et tout comme l’entraînement et l’aménagement de plages de récupération, il a fallu se donner un tant soit peu de méthode. L’expérience, c’est ce qui parle le plus.
Et la chance a fait le reste : pas de blessure, pas de soucis intestinaux avant le départ ou pendant la course, pas de mauvais point de frottement, pas de mauvaise surprise. Tant de choses peuvent t’arrêter en pleine course sur ces distances !
Jean-Marc Bordus, un de nos amis, a du s’arrêter alors que son expérience le plaçait parmi les grands favoris. Nazir Sghaier, l’une des pointures présentes sur le départ n’a pas pu finir alors que sa préparation nutritionnelle est des plus précises.

De retour de Belvès, nous nous sommes retrouvés un moment avec Régis, pour essayer de comprendre comment ces cent-bornards extrêmes vivent ces courses.

1- Régis, tu viens de gagner les 100 km de Belvès, un résultat important pour toi après une période d'éloignement de ce type de distance... Entre Millau en 2010 où tu finissais deuxième et Belvès où tu gagnes avec un beau chrono, que s'est-il passé? Quels sont tes objectifs sur 100 km après ce titre?

"Je n'attache pas trop d'importance à ce que je fais mais je me donne toujours les moyens pour y arriver.
Après ma 2e place à Millau en 2010 où j'avais connu quelques difficultés sur la fin, j’avais éprouvé le besoin de me reposer et de faire un break sur cette distance. Je pense que j'avais besoin de réfléchir aussi à ma pratique. J'ai tenu a participer au France de marathon à Nice Cannes où j’ai terminé 4e en 2h30’57’’. J’ai pu ainsi me situer psychologiquement et me motiver pour préparer Belvès. Mon voyage au Kenya m’a fait prendre conscience de la réalité de la structure des charges d’entrainement, et l’organisation de ma préparation a été différente en qualité et en quantité.
Ensuite, la forme revenant, j'ai naturellement pensé à Belvès, en tant que support des championnats de France 2012. J'ai vu cette course comme un moyen de me prouver que j'avais encore les capacités et la volonté de réussir.
Dès la ligne d'arrivée franchie, j'ai su que cette victoire et ce chrono devraient me permettre si je garde mon niveau de réintégrer l'équipe de France pour les mondiaux en 2013 en Corée du sud."

2- Quelles sont les difficultés typiques de Belvès selon toi? Revenir sur 100 km à un niveau révélant une grande forme, c'est le fruit de quelques changements dans ta préparation? Lesquels?

"La course des 100 km de Belvès, c’est une excellente organisation, un cadre magnifique et un parcours difficile, qui devient très vallonné à partir du 50e km. La fin se fait dans une côte que l’on oublie très vite malgré les bornes que l’on vient de faire. J'ai pris le temps de reconnaître les 50 derniers km du parcours 1 mois avant et de participer a un semi marathon que j'ai remporté en 1h12' 50''.
Le stage que j’ai fait au Kenya cet été m’a appris beaucoup sur l’organisation de l’entraînement. Ça m’a donné encore plus de motivation pour me concentrer sur cet objectif. J’ai bien veillé à me reposer pour arriver frais le jour de la compétition.
Cette victoire est l’aboutissement d'un long travail et d'un soutien important de mes partenaires "du club" et du Conseil Général de l'Aveyron depuis 2006. C'est aussi l'investissement de mon coach Philipe Plancke, qui me suit depuis de nombreuses années, et en qui j'ai entièrement confiance. Ces relations qui vont bien au-delà du sport sont fondamentales pour moi."

3- Dans ta stratégie d'alimentation en course, comment t’organises-tu?

"Durant ma préparation nous avons fait un travail important sur l’alimentation avec Jean Joyeux. Il m’a fait un protocole de supplémentation sur mesure en plus de me guider sur l’alimentation quotidienne, pour que je puisse supporter au mieux ma préparation. Utiliser les bons micronutriments au bon moment, c’est un travail qui s’est avéré très efficace.

Pendant la course, mon suiveur se charge de me ravitailler à des moments bien précis. J’ai utilisé une alimentation exclusivement liquide tout le long de la course, avec l'ERGYSPORT® EFFORT qui a l’avantage d’être suffisamment complet, et de ne poser aucun problème digestif. Les dosages ont été adaptés en fonction de la météo (il a fait froid).

Après la course, l’utilisation de la boisson de récupération, et de l'ERGYSPORT® RÉCUP me réussit particulièrement bien. J'ai entièrement confiance en ces produits car ils bénéficient du label WALL-protect® ainsi qu'a la société NUTERGIA qui me suit depuis 2006."

4- Dans une période où l'ultra-endurance se développe énormément, quelles seraient tes recommandations aux personnes souhaitant se "frotter" à ce genre de compétition?

"Tout dépend bien sûr de leurs objectifs mais il faut tout de même un minimum d'endurance. Sinon on n'a plus de plaisir et l’on ne progresse pas et parfois on se blesse gravement. Je pense que la motivation prend sa source dans l'appartenance à une identité, à certaines valeurs personnelles. La connaissance de ses capacités et le respect autant de soi-même que de l’environnement sont des éléments indissociables d’une pratique saine. Ces éléments doivent être plus ou moins pris en compte.
Pour cela je conseille aux coureurs de se rapprocher d'entraineurs diplômés ou bien d'athlètes ayant une grande expérience sur cette discipline. L’ultra-endurance est génératrice spontanée de certaines valeurs humaines fortes comme la patience, le courage, l’acceptation d’une certaine solitude parfois, le respect de soi et des autres et la liberté de choix. Si un coureur se reconnait dans ces points, alors probablement au fond de lui, l’envie de tenter cette aventure peut tout à fait s’exprimer."1-rgis lacombe

 

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