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Accueil > Toutes les actualités > Trail du Ventoux Ergysport®, une 10e édition de rêve.Julien Navarro Deuxième, face à l’élite internationale.

 

Julien Navarro Deuxième, face à l’élite internationale.

 

julien-navarroL’espoir fait vivre, dit le sage, et le sage a bien raison… Courir le trail du Ventoux n’est pas une évidence si l’on en croit la météo des dernières éditions, et c’est là que l’espoir entre en jeu. On a pu prendre plusieurs fois le départ de cette course de référence avant de passer au sommet puis rentrer sur Bédoin pour un repos bien mérité. Tantôt craintif, on aura sagement choisi de rentrer au bercail en suivant le « petit » parcours, tantôt l’assurance prenant le dessus on aura choisi de partir sur le 46 km, pour se voir détourner du sommet pour des raisons météorologiques.

On rappelle chaque année ce que le mois de mars peut avoir de « guerrier » au Ventoux, essayant d’inspirer du respect avant que la montagne ne l’impose.

trail du ventouxMais secrètement on rêve à une journée parfaite, avec des températures positives au sommet du Mont Chauve, pas trop de canicule sur les arides pierres de ses reliefs pelés.

On rêve de passer au sommet après une longue ascension sur des sentiers changeants, nous surprenant sans cesse, et faisant naître une émotion, nouvelle ou bien connue: l’extase devant ce qui est beau. C’est un sentiment de gratitude aussi, pour avoir pu courtiser ce géant capricieux, s’être trouvé une porte ouverte et un jour de clémence, et bien sûr pour avoir pu trouver quelque part au fond de soi les ressources indispensables à qui veut franchir la ligne d’arrivée, chacun en son temps.

Mais le sommet n’est pas tout, et le temps, quant à lui, fait tout. Chaque mètre parcouru dès que l’on entre dans ses reliefs a un charisme particulier. Chaque édition nous réserve une surprise, même quand on connaît les lieux, et ce que l’on espérait pour cette dixième édition, c’était justement la surprise d’un temps parfait.

Dans les derniers jours précédant ce fatidique 25 mars 2012, la météo hésitait, comme pour nourrir les peurs suscitées par l’année passée ou un drame a été évité grâce à la compétence et au professionnalisme du directeur de course, notre ami Serge Jaulin. Mais les jours avançant, on vit disparaître le peu de neige tombé une semaine avant, et revenir un ciel bleu, sans partage. Quelques gouttes le vendredi, simplement pour garder le terrain un peu moins adhérent, histoire que l’on ne prenne pas ce parcours pour une rigolade.

Et l’on ne peut pas voir ce parcours comme une rigolade ! Il suffit d’aller voir comme d’excellents trailers ont hésité à courir dans les lapiazs des crêtes sommitales… N’oublions pas la distance séparant les ravitaillements, qui sans être excessive demande tout de même de savoir gérer ses réserves et de se connaître, mais aussi d’avoir conscience de l’amplitude des différences de température d’une combe à l’autre, de la base au sommet, du nord au sud.

Le Ventoux est contraste, diversité, changement, à l’image du temps qui le travaille, et les températures y suivent la tendance…

Cette année le parcours s’allongeait un peu, prenait du dénivelé, et le sommet n’était désormais qu’un passage avant de commencer le long, très long retour jusqu’au domaine des Florans. Il a fallu lutter un peu pour retrouver les forces au pied de chaque remontée, alors que les descentes n’épargnaient rien de nos énergies. Ce n’est pourtant pas la souffrance qui hante le souvenir de ce parcours. C’est l’espoir d’arriver au sommet, d’arriver au bout, l’émerveillement de changer de paysage tout d’un coup, quand au sortir d’un bois on se trouve à courir sur le flanc d’une étrange « dune » de pierres blanches, puis sur un balcon, perdu dans l’air au dessus de la Provence, et à s’enfoncer dans une combe secrète dont les seuls habitants sont des caprins timides… Pour déboucher enfin sur le piémont, riche coups de cul, engorgé de soleil, et saturé de l’arôme légère des odeurs de garrigue. Les derniers kilomètres sont toujours difficiles, la fatigue est accumulée, mais c’est comme la fin d’une gestation, peu à peu l’euphorie de l’accomplissement prend le dessus et efface les quelques difficultés rencontrées. La ligne d’arrivée est passée avec le sourire, chacun en son temps, toujours avec un sentiment profond de gratitude, quand les espoirs fous d’un temps idéal, d’un passage au sommet idyllique, d’un parcours saturé de merveilles ont été exaucés.

Pour Ergysport®, cette 5e édition s’est faite sous le signe du partage et de l’amitié, pour la petite équipe de Serge et Christine. Et leur constance et leurs compétences ont été récompensées par une reconnaissance désormais acquise dans le monde du Trail. Cette course est devenue La référence du début de saison sur cette distance, et la vitesse moyenne du vainqueur 2012, Andy Symonds, met la barre très haut. Pour notre jeune partenaire, Julien Navarro, c’est une révélation face à un plateau d’anthologie. On vient au Ventoux désormais pour se tester, pour se confronter aux plus experts, et pour se plonger dans le trail de longue distance…

Et c’est là qu’Ergysport® peut vous accompagner. Aussi loin julien-navarro-et-grgory-vollet-2012que vous voudrez courir.

Bonne récupération à tous, rendez vous le 31 mars à Mirmande.

Jean Joyeux

Et l’équipe Ergysport®

 

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