Boisson Sport, bien l’utiliser en cyclisme

Boisson et alimentation lors des efforts de longue durée : Que manger ? Que boire ? Quelle quantité ? Quand ?

Une bonne alimentation sportive pendant une épreuve est quelque chose de difficile à planifier pour les sportifs d’endurance (triathlète, cycliste, etc.).

Bien utiliser sa boisson sport

Il est nécessaire de bien s’hydrater dès le départ. L’effort entraîne une réorganisation de la circulation sanguine, les muscles reçoivent un supplément d’oxygène et de carburant, tandis que la peau produit de la sueur dont l’évaporation permet une bonne thermorégulation. Les intestins (et parfois le cerveau) obtiennent un plus faible volume sanguin qui dépendra du niveau d’hydratation.

Une mauvaise hydratation dès le départ, provoquera une diminution des capacités digestives et compromettra l’assimilation des boissons sport et des aliments que le compétiteur sera par la suite amené à consommer. Elle retarde en outre la récupération.

C’est pour cela qu’après quelques heures de course, il n’est pas rare de voir des coureurs en surchauffe, sujets à des vertiges et à des étourdissements, contraints de s’arrêter pour vomir ce qu’ils viennent de manger ainsi que le liquide qui pourrait les sortir de cette galère. Une boisson sport contient du sodium et du glucose utiles dans ces douloureux moments.

Prudence avec le sucre dans une boisson sport !

bouteille eau sportDisons-le immédiatement, l’eau plate à l’effort réhydrate très mal. Pire encore, elle expose le pratiquant à une diminution dangereuse du taux de sodium dans le sang pouvant provoquer dans les cas les plus graves l’éclatement des globules rouges.
Donc, soyez prudent avec la nature et la quantité de boisson sport que vous prenez avec vous. 500 ml/heure à raison de 2 gorgées toutes les 15’ convient.

La présence de sodium et de glucose améliore l’hydratation. Les capacités maximales d’assimilation du glucose à l’effort tournent aux alentours de 25 à 40 g/heure. Elles peuvent même se limiter à 15-20 g/heure dans les cas de fortes chaleurs et de déshydratation.

Les consommateurs de certaines boissons énergétiques et les spécialistes des mixtures artisanales feraient donc bien de se méfier du surdosage. Un excès de sucre peut provoquer les effets inverses de ceux recherchés (troubles digestifs par fermentation du sucre, diarrhée, déshydratation).

La prise d’ERGYSPORT EFFORT ou d’ERGYSPORT REGEN’ protège les pratiquants de ces aléas (au maximum 20 à 25 g de glucides pour 500 ml).

Et les gels énergétiques ?

Ça passe ou ça casse, surtout si l’ingestion du gel énergétique n’est pas accompagnée d’un apport d’eau suffisant.

Ils délivrent en quelques secondes près de 30 g de glucides, soit une quantité équivalente à celle contenue dans 1/2 litre de boisson énergétique consommé en une heure. L’arrivée massive de sucre dans un intestin aux capacités digestives très réduites, risque de se solder par des problèmes identiques à ceux rencontrés lors de la prise d’un breuvage trop concentré en sucre. Et en présence d’une mycose intestinale (très fréquente chez les sportifs et rarement traitée), les choses peuvent rapidement empirer : malaise, fatigue, nausées, vomissements, maux de tête et abandon presque irrémédiable.

Ainsi, prudence avec le sucre, si vous ne voulez pas vous retrouver à l’arrière du peloton, caché et accroupi dans les buissons, à soulager un besoin plus que pressant !

Stéphane Delage – Diététicien micronutritionniste et… trailer

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