Les oligoéléments, tremplins de l’effort

De la fabrication des protéines à la transmission des influx nerveux, de la consolidation du squelette, au bon fonctionnement de plusieurs systèmes (nerveux, cognitif, immunitaire, sanguin, digestif), du maintien des tissus (conjonctifs par exemple) à la protection des cellules contre le stress oxydatif, les oligoéléments sont les alliés incontournables des sportifs.

Certains d’entre eux se limitent à une action (dans l’activation des enzymes par exemple), d’autres les cumulent, tous répondent à un besoin physiologique accru lorsque l’entraînement est intense. On sait par exemple que les pertes sudorales et urinaires de magnésium sont à l’origine d’une forte augmentation des besoins1 tout comme le stress provoqué par les enjeux d’une compétition.

Où les trouver

Aucun minéral et aucun oligoélément n’est élaboré par l’organisme, pourtant les cellules ne peuvent pas s’en passer. Auparavant, leurs besoins étaient comblés par l’alimentation et l’eau. Ce n’est pas toujours le cas aujourd’hui.

Alimentation industrielle, pollution de l’air, de la terre et des eaux, cultures intensives ont tendance à réduire la quantité comme la qualité des nutriments. Si le manque se fait sentir chez les personnes ne pratiquant pas d’activité sportive, il peut devenir un frein réel dans la progression et la protection des organismes sollicités pour des efforts physiques.

Pourquoi sont-ils si importants ?

Les oligoéléments comme les vitamines participent à la vie de la cellule. Cette dernière doit être en quelque sorte « nourrie » par des éléments assimilables.

Toutes ces fonctions vitales dépendent de réactions chimiques qui ont lieu à vitesse accélérée. Comment ?
Grâce à des protéines ou enzymes, spécifiques de chaque réaction biochimique. Pour être actives, ces enzymes établissent des liaisons avec des cofacteurs qui sont les vitamines et les oligoéléments.

Certains oligoéléments font partie de la structure des vitamines (cobalt et vitamine B12) ou des hormones (iode des hormones thyroïdiennes), d’autres ont un rôle structural (silicium reliant les fibres de collagène à d’autres dans les tissus conjonctifs). Mais tous interviennent au niveau cellulaire, d’où leur importance.

Des réactions en cascade

Le plus souvent une réaction enzymatique en entraîne une autre. La synthèse d’une hormone par exemple nécessite de nombreuses transformations, les réactions enzymatiques se succèdent alors “en cascade”, chacune grâce à son oligoélément et sa vitamine catalyseurs.

On comprend que dans ce cas, lorsque plusieurs oligoéléments sont en carence modérée (quantité insuffisante), le rendement global des enzymes diminue. Un apport d’oligoéléments à dose physiologique remet en marche les chaînes de transformation qui à terme vont nourrir la cellule…

Un ou plusieurs oligoéléments ?

Dans son environnement naturel, un oligoélément cohabite avec d’autres sels minéraux et d’autres oligoéléments. Or la nature garde de nombreux mystères sur son fonctionnement. Si nous ne savons pas comment, nous savons en revanche, qu’ils interagissent entre eux et que cette interaction est la condition sine qua non de la vie. Tout simplement.

C’est pourquoi, il est préférable de conserver cette synergie intacte. En premier lieu, parce que l’activation des enzymes nécessite plusieurs oligoéléments ; en second lieu, parce que l’absorption de la synergie est sans doute, bien que nous n’ayons pas de preuves, responsable d’autres équilibres et d’autres synergies !
Ce principe de naturalité acquis, le complexe d’oligoéléments peut être enrichi d’un oligoélément particulier, destiné à répondre à un besoin précis.

Quels oligoéléments pour les sportifs ?
  • Des minéraux comme le calcium, le potassium et le magnésium, car ce sont des minéraux alcalinisants. Ils inhibent les acides produits pendant l’effort responsables des crampes et des courbatures le lendemain.
  • Des oligoéléments tel que le sélénium, le manganèse et le zinc, le chrome et le fer, véritables boucliers contre les radicaux libres générés par l’activité sportive. Ils participent à ce titre à réduire l’inflammation des tissus.
Dans quelles situations les besoins sont-ils accrus ?
  • Lorsque vous pratiquez une activité physique plusieurs fois par semaine.
  • Lors des préparations à la compétition où les entraînements sont intensifs.
  • Après les compétitions pour pallier les pertes extrêmes en micronutriments.
  • L’hiver ou en altitude si vous pratiquez le ski et l’alpinisme.

1 Casoni I., Guglielmini C., Graziano L. et al. – Changes of magnesium concentrations in endurance athletes. Int. J. Sports Med., 1990, 11, 234-237.

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