Vitamines B et pratique sportive

Les vitamines du groupe B interviennent majoritairement comme coenzyme, c’est-à-dire qu’elles constituent la partie non protéique mais indispensable des enzymes, véritables biocatalyseurs des réactions chimiques réalisées au sein de notre organisme. Sans ces dernières, celui-ci mettrait probablement des jours, des semaines voire des mois, pour répondre à ses diverses fonctions (digestion des aliments, élaboration de neurotransmetteurs, synthèse de tissus, fabrication d’énergie, détox hépatique…).

L’une d’entre elles, la vitamine B1, connue sous le nom scientifique de thiamine, joue un rôle bien spécifique dans le métabolisme des glucides et donc la production d’énergie. Elle intervient notamment dans la transformation du pyruvate en acétylcoenzyme A, molécule carrefour du métabolisme énergétique et à l’origine d’environ 90% de notre production d’ATP. Ses sources principales sont le germe de blé, la levure de bière, la viande de porc, les abats, les fruits et les légumes, les légumes secs, les céréales, les noisettes.
Elle figure par conséquent parmi les micronutriments majeurs de l’alimentation des sportifs. Toutefois, il est nécessaire de souligner que les besoins en thiamine sont étroitement liés aux apports glucidiques soit 0,4 à 1,2 mg pour 100 g de glucides consommés. De ce fait l’augmentation des besoins glucidiques chez les sportifs, a pour conséquence une majoration des quantités de vitamine B1 nécessaires.

Les boissons de l’effort, dès lors qu’elles respectent les proportions précitées et qu’elles sont régulièrement utilisées, participent en partie à la couverture des besoins en vitamine B1 des sportifs.

Au risque de décevoir les partisans du fait maison, ce n’est pas forcément le cas des préparations artisanales réalisées par de nombreux pratiquants avec un peu de miel ou de sirop, du sel et quelques gouttes de jus de citron. Qui manque, bien souvent, d’un apport précis et adapté en thiamine. Dans pareil cas, l’utilisation des glucides à l’effort pourra malheureusement s’en trouver soudainement contrariée.

Les conseils du diet

  • 1 à 2 dosettes (1/2 à 1 stick) d’ERGYSPORT EFFORT dans 500 ml d’eau (400 à 500 ml / heure d’effort)
  • Boire 2 gorgées toutes les 10 à 15’ durant l’exercice
  • Boire dès les dix premières minutes d’activité ! La prise tardive de boisson majore l’ischémie intestinale. Ainsi, la déshydratation des entérocytes réduit davantage leur capacité d’assimilation du glucose et augmente les risques de fermentation des glucides mal absorbés. Dans pareille situation, le pratiquant victime de douleurs intestinales consécutives à cette malabsorption fait reposer à tort sur la boisson la responsabilité de ses troubles digestifs.
  • Limiter la prise à 1 dosette ou ½ stick / 500 ml d’eau en cas de forte chaleur (↘capacités d’assimilation intestinale du glucose)

Stéphane Delage – Diététicien, micronutritionniste et… traileur

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